Comment mâcher correctement?

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  • 06/02/2022

Commernt mâcher correctement, comment se concentrer sur la mastication?

Première chose : allez chez votre dentiste. Déjà, une bouche sans douleurs inutiles va vous aider à tenir cette résolution d’enfin mastiquer. Comment va votre occlusion, avez-vous les collets en bonne santé, une salivation suffisante, des caries, un appareil qui vous blesse…Vous respirez plutôt par la bouche ou le nez ? Si déjà on part sur de bonnes bases, le boulot est à moitié fait.

Vous avez lu mon blog précédent, alors, où est le souci, maintenant qu’on a la motivation ?

Les principaux freins évoqués par nos clients sont :

  1. Le manque de temps sur la pause méridienne
  2. Le regard des autres.
  3. Comment s’y prendre ?

1) Pour ce qui est de la pause méridienne : pas de temps de repas suffisant pour manger dans un temps acceptable (qui soit dit en passant devrait plus s’approcher des 40 minutes que des 20…) En dehors des aspects légaux sur lesquels je n’ai pas de conseils à vous donner car vous savez ce que vous pouvez faire, il y a la question de la consistance du / des plats.

Déjà, manger trop mou n’incite pas à réduire en bouillie sa nourriture avant de l’avaler A vous donc, le pain issu de l’agriculture biologique complet ou demi-complet au levain sans additifs (sinon on a un pain avec des pseudos farines coupées « d’améliorants techniques » qui rendent le pain mou ("moelleux"), élastique, voir fondant…). Les fruits entiers plutôt que les compotes, le fromage plutôt que les yaourts à boire, des protéines non hachées, des céréales et légumineuses entières elles aussi (non réduites en bouillie) …

Vous remarquerez que ces aliments plus « bruts » vous demanderons moins de travail de préparation / transformation.

On pourrait se dire : « oui, mais en 20 minutes, si je mâche, je n’aurai pas le temps de tout manger et après j’aurai faim et je vais grignoter ».

Comme les aliments non transformés sont plus riches en nutriments et en fibres, « ça calle ». Et puis un plat unique peut dans bien des cas suffire. La quadrilogie « entrée, plat, fromage, dessert » tout au même moment peut aussi évoluer… C’est selon votre appétit, le type de travail que vous aurez à donner par la suite… Faites des tests, respectez vos besoins

En plus, c’est moins cher que la nourriture toute préparée. C’est le bingo à tous les niveaux !

 

Ce bref aparté sur la qualité des aliments terminé, je vais plutôt m’attarder sur le vrai problème de fond. Le regard social sur les « lents à table ». Et ce n’est pas simple d’être le mouton noir… Surtout si autour de vous tout le monde se baffre à la vitesse de l’éclair.

2) Le regard des autresDéjà, que ceux qui petits ont été incités à manger lentement, à leur faim lèvent la main ! Notre rapport au temps et à l’alimentation est une source inépuisable de réflexion…

Donc, si vous êtes parents, vous pouvez y réfléchir. En tant qu’adulte, se dire qu’en fait ce n’est pas tout à fait de notre faute est déculpabilisant… mais on ne va pas en rester là, il faut passer à l’action.

Le travail personnel à entreprendre passe entre-autres par les points cités ci-dessus : votre motivation directe : « je vais me faire du bien, adieu les ballonnements, les pets nauséabonds, les rots, la fatigue après avoir mangé, la bouche sèche et la mauvaise haleine, les selles mal moulées avec des bouts dedans, l’estomac qui gonfle… ».

Après viendra la pleine conscience : quand on prend le temps, les aliments sont bons, les saveurs se développent, on éprouve du plaisir à manger, on peut aussi prendre conscience de notre chance de pouvoir manger et boire de qualité, à notre faim.

3) Comment s'y prendre pour arriver à manger lentement ?

Bon, les bases sont posées, maintenant je vais vous présenter votre amie la fourchette.

C’est elle qui va vous aider.

En fait, dès que vous la prenez en main, essayez de penser à sa sortie de bouche : c’est à ce moment-là qu’il faut se forcer à la poser à côté de l’assiette.

Une fois posée, on va créer un genre de réflexe en se disant : « elle est posée, je ne la toucherai pas tant qu’il reste des morceaux dans la bouche » et on prend soin de mastiquer.

Avant d’avaler on part faire un voyage intérieur : il reste des morceaux, des bouts, tout est bien réduit en bouillie par vos molaires ?

Si c’est oui, hop on déglutit, si c’est non, eh bien on s’attelle à continuer de mastiquer.

C’est tout simple.

Il faut donc prendre du recul. Essayer jour après jour de ne pas être trop perméable à ces micros agressions, regards de travers, réflexions déplacées.

Bon, il faut un peu de temps au début, et quand on est sur-stimulé on a un peu de mal à s’y tenir. Mais jour après jour, le temps va reprendre sa place, votre fonction digestive va s’améliorer…

Et les autres me direz-vous ? Souvent, par mimétisme (les fameux neurones miroir), ils prendront peu à peu un autre rythme.

En parlant de rythme, une musique d’ambiance adéquate peut aider…

C’est un chantier certain, mais quel plaisir, de prendre le temps de vivre, de respirer, de savourer et de sentir bien. Bien dans son corps, bien dans sa tête !

 

Si vous aussi, vous avez relevé ce défi et que vous avez des trucs, des astuces, des remarques, ce serait vraiment sympa de nous les faire partager…

Bon appétit à tous et toutes !

Laurianne.

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